Même si Nabilla s’en défend, elle nous rappelle quand même terriblement Zahia. Enfin pas Zahia elle-même, mais plutôt la fascination que ce genre de personnalités exercent sur notre société buzzolâtre. Les deux jeunes femmes ont en effet réussi là où tant d’autres ont échoué : promo médiatique, robes de créateurs, contrats avec des marques. Et pourquoi? Pas pour leur conversation, c’est certain.
Ozon le politiquement incorrect
30 maiLes féministes sont des chieuses. Le préjugé est classique et l’argument toujours utilisé, lorsqu’il s’agit de tenter de décrédibiliser une idée. Dernier exemple en date? La polémique François Ozon. Certains commentateurs ont pris la parole, non pour s’insurger sur les déclarations absurdes du réalisateur sur les femmes et la prostitution, mais pour expliquer que nous avions mal compris son propos…
Pute et cinéma, un fantasme d’homme ?
22 maiFrançois Ozon devait trouver qu’on ne parlait pas assez de son film Jeune et Jolie à Cannes pour sortir une énormité pareille : «Beaucoup de femmes fantasment de se prostituer. Ce qui ne veut pas dire qu’elles le font, mais être payé pour une relation sexuelle est quelque chose de patent dans la sexualité féminine.» Première nouvelle. On connaissait le fantasme du voisin, celui du maître nageur, mais pas vraiment celui de la passe. Pourtant, François Ozon n’est pas le premier à poser la question : de Belle de jour à Pretty Woman en passant par Proposition indécente, la relation sexuelle tarifée en a inspiré d’autres avant lui.
Amer ministère
14 maiAujourd’hui, Najat Vallaud-Belkacem fête le premier anniversaire de son ministère. Il y a un an (re)naissait le Ministère des Droits des femmes, innovation du tout neuf gouvernement Ayrault, et, je dois bien l’avouer, je ne me suis pas réjouie de cette nouvelle en l’apprenant. Pour moi, ce ministère était un symbole d’un autre âge, un reliquat des années Mitterrand que j’avais étudié en cours d’histoire comme un grand progrès d’une époque révolue. En son temps, le Ministère des Droits de la femme, occupé par Yvette Roudy de 1981 à 1986, faisait suite au vaste mouvement pour la légalisation de l’IVG obtenue en 1975 ; il était le reflet des luttes féministes des années 70 ayant tant apporté aux femmes. Sous Giscard, Françoise Giroud avait d’ailleurs été la première secrétaire d’Etat à la condition féminine. Oui mais, l’année dernière, nous étions en 2012, et ces combats nous semblaient enterrés : pourquoi donc ressusciter un tel vestige ?
Les politiques n’ont jamais été aussi féministes
13 marSe déclarer "féministe" a rarement été une revendication gage de succès en politique. Pour faire court, rares sont les personnalités politiques qui se déclarent comme telles. La plupart du temps, ce sont des femmes. Pourtant depuis quelque temps, le terme n’a jamais été aussi à la mode. Repris par les femmes politiques de tout bord, même d’extrême droite.
L’ Express : "L’arme du sexe"
5 marGrosse semaine à l‘Express. Après le billet de Renaud Revel sur l’ "indécrottable CSA" (qui a l’outrecuidance de se pencher à nouveau sur la question de la parité dans les médias), le magazine ose cette couverture "Femmes, l’arme du sexe". C’est ironique quand on sait que tous les médias entament leur annuelle ode aux femmes à l’approche du 8 mars. C’est à se demander s’il y a des femmes à la rédaction en chef du journal.
Florence Foresti est une martienne
4 marOn savait depuis longtemps qu’elle était féministe, Florence Foresti. Elle ne s’en est jamais cachée et ses spectacles sont aussi efficaces que n’importe quel tract. Grâce à elle et son Motherfucker, une génération de jeunes mères peut maintenant faire des blagues sur l’accouchement et ne plus culpabiliser en avouant qu’être maman, ce n’est pas tous les jours le plus beau métier du monde. Mais en participant à la Master classe de France 4 enregistrée à l’occasion du 8 mars, elle a montré que ses convictions ne se résumaient pas à quelques bons mots: Florence Foresti est une martienne, une vraie.
Sciences Po Bordeaux: Sanctionnez les sexistes!
5 févA Sciences Po Bordeaux, un groupuscule d’un genre inédit fait parler de lui. Ouvertement misogyne et homophobe, il s’est s’auto-proclamé "masculiniste". Dans un contexte expliqué par l’Express, une page Facebook s’est créée (à plusieurs reprises). Son ambition: débattre par exemple sur le bien-fondé des viols collectifs, en postant des perles comme "la parité enferme l’homme dans sa condition sexuelle et le réduit à un pénis. Pourquoi devrions-nous céder notre place sous prétexte d’être né avec un troisième membre?".
Sexiste, Hollywood ?
11 janDans un mois, aura lieu la 85ème cérémonie des Oscars à Los Angeles. Mais une fois de plus, le tapis rouge sera majoritairement foulé par des hommes. Les nominations sont tombées hier, et le casting laisse sans voix. Zéro femme dans la catégorie "Réalisation" ou "Scénario", une seule dans la catégorie "Meilleur film": Kathryn Bigelow, qui n’a même pas été retenue dans les cinq réalisateurs finalistes.
Le féminisme pour les nuls
11 décAprès Carla Bruni, c’est au tour de Maïwenn, et ça commence à faire beaucoup en deux semaines. Cette fois, c’est l’ actrice et réalisatrice qui prend le féminisme pour cible. Dans une interview donnée au magazine Glamour de janvier 2013, elle répond à la question: "Le féminisme ça vous parle?" Sa réponse est pour le moins inattendue puisque cette dernière explique: "Non, ça a même plutôt tendance à m’irriter. Je n’aime pas les extrêmes donc pas plus les féministes que les misogynes. Mais je suis vraiment concernée par la condition féminine. Si je sens des femmes atteintes dans leur dignité, je m’énerve". Pour résumer, Maïwenn confond misandrie et féminisme. Et elle assimile machisme et féminisme comme si ces deux phénomènes étaient comparables. Pourtant, ils n’ont rien à voir. Nous l’avions expliqué dans notre post Attention, je ne suis pas féministe et il apparaît nécessaire de le compléter aujourd’hui. Car ce n’est un scoop pour personne, le féminisme a toujours mauvaise presse. Voici donc un florilège de préjugés à déconstruire:










