Harcèlement sexuel sur Twitter

7 Juin
Anthony Weiner

Anthony Weiner crédits: mysticchildz Flikr: cc

Anthony Weiner  était l’une des étoiles montantes du parti démocrate. Aujourd’hui, il est en passe de devenir le nouveau paria de la classe politique américaine. Ce nom ne vous évoque rien? Aux États-Unis, il truste la une des médias américains. Ce jeune représentant de New York aux allures de gendre idéal, séduisant, propre sur lui, est sur le point de démissionner pour une affaire de harcèlement sexuel. Son erreur? Avoir envoyé une photo intime de lui sur Twitter à une jeune femme, qu’il harcelait par ailleurs via le réseau social. Le scandale, surnommé le Weinergate, prend de l’ampleur au point de faire de l’ombre à la polémique DSK.

Marié, ce candidat potentiel à la mairie de New York en 2013 a d’abord nié avoir envoyé cette photo, prétextant un piratage de son compte et de son téléphone portable. Avant de faire volte-face et de revenir sur ses propos. Il vient de reconnaître qu’il a eu un « comportement inapproprié » avec six jeunes femmes, dont la dernière victime. « Si j’ai menti, c’est parce que j’avais honte et je ne voulais pas être pris », a-t-il expliqué lors de sa dernière conférence de presse. Son épouse, Huma Abedin (directrice adjointe du cabinet d’Hillary Clinton), qui l’avait jusqu’ici soutenu en faisant des apparitions publiques au moment de l’affaire, n’était pas présente à ses côtés lors de ses déclarations, contrairement à ses habitudes.

Gennette Cordova, une étudiante, à qui il a envoyé l’une de ses photos, décrit dans le New York Daily News des relations compliquées avec cet homme, qui ne cessait de la harceler sur le web. Si elle ne l’a jamais rencontré, l’homme lui envoyait des messages compromettants depuis qu’il la suivait sur Twitter. La jeune femme de 21 ans, qui regrette cette polémique, a été contrainte de s’expliquer sur ses rapports avec le Congressman. Décrite par la presse comme sa maitresse et comme une femme fatale, elle explique les pressions qu’elle a subies. C’est d’abord elle qu’on a accusée d’être sa jeune amante.

Ce qu’il faut retenir de ce scandale, c’est qu’encore une fois, la suspicion ne s’est pas portée sur le candidat.  Dans un édito du Guardian, Amanda Marcott dénonce cette « phobie misogyne » qui pousse à défendre d’abord et systématiquement l’accusé et à condamner les victimes présumées d’acte sexuel. La journaliste tente d’expliquer cette peur de « ces femmes de mauvaise vie », (loosen women en anglais), qui tenteraient les hommes politiques. Les électeurs et la classe politique souvent incrédule s’acharnent généralement à démontrer que ce sont ces femmes qui sont dangereuses et coupables. Difficile de croire en effet, qu’un homme à l’avenir politique aussi prometteur qu’Anthony Weiner, puisse être l’auteur de ce harcèlement. Et pourtant …

Charlotte Lazimi

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